Le RDV Tech #122 – Article 13, la NSA à la française

Le RDV Tech #122 - Article 13, la NSA à la française

Au programme :

[Les infos à retenir]

  • LeWeb, bilan et impressions
  • LeWeb, l’intervention d’Arnaud Montebourg
  • La loi de programmation militaire

Et le reste…

Plus d’infos sur l’épisode :

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Commentaires

  1. Pour renvoyer simplement une femme de menage embocher par un particulier c’est horrible ! Il faut lui donner des mois de salaires et tous le blabla…

  2. Les giozas de Picard sont pas mal du tout 😉 En revanche, les ramens c’est pas ça du tout 🙁

    @jerome: Un collègue Consanguin, c’est un éternel perdant du loto ?

    Merci à Benoit pour ta présence dans le podcast, vous avez fait preuve de remarques pertinentes 😉

    Dans ce rendez-vous tech, il y a une juste mesure de points de vues différents et c’est très riche et intéressant à écouter 🙂

    Pour les taxis, redonnez leur une chance: la semaine dernière, après une soirée d’entreprise, on est tous rentrés en taxi: on a appelé un numéro en indiquant qu’il nous fallait un monospace car on était 5 (pour limiter la note)
    Il m’a indiqué qu’il serait là dans les 5 minutes + un sms avec la marque et la couleur de celui-ci. Pour info c’était la chaine Taxi G7.

    Pour revenir au cadre de l’espionnage et à James Bond, on imagine mal un Daniel K. ou un Pierce Brosman envoyer un fax de demande d’autorisation avant d’entrer par effraction pour aller voler un microfilm 🙂

    Ces dernières années:
    – Coeur artificiel autonome avec carmat
    – livraison par drone chez amazon
    – Les voitures sans conducteur (googlecar)
    – Google qui rachète Boston Dynamics
    – Les google glass
    – Kinect + SARAH et l’interaction par le geste
    – Les réseaux sociaux et leurs liens croisées + géolocalisation

    On a aujourd’hui des éléments réels qui ont parfois dépassé la SF des années 80, j’attends avec impatience les prochains films d’anticipation/SF 🙂

    Pour Threshold , Microsoft revient en arrière et propose une interface par type de device 😉
    Pour Windows RT et son échec: beaucoup achetait une tablette RT en pensant que c’était windows 8, mais déchantait
    1. sur l’interface où il manque certaines choses en moden UI (par exemple l’explorateur de fichier)
    2. contrairement à un windows 8, ils ne pouvaient rien installer dessus (vlc ou autre logiciel non présent dans le store…)
    3. le format un peu grand (il y a une grande mode pour les tablettes < 10 pouces en ce moment 7-8 pouces, l'iPad air est une exception, il fait très léger
    4. poids
    5. alimentation propriétaire (surface)
    6. interface "bureau" inadapté au tactile

    Au fait, vous avez fait des news Microsft positives en oubliant les négatives:
    http://www.developpez.com/actu/63720/Brevets-Android-de-nouveau-en-danger-un-consortium-constitue-d-Apple-Microsoft-Sony-attaque-en-justice-Google-et-plusieurs-constructeurs/
    http://www.huffingtonpost.fr/2013/11/27/microsoft-google-scroogle_n_4348499.html
    Après certains s'étonnent du sentiment d'antipathie envers Microsoft …
    Pour rappel, l'extorsion Android * rapporterait 2 milliars de dollar à Microsoft**
    "Une somme qui permet à la division Entertainment & Devices (Windows Phone, Xbox) d’afficher des résultats positifs alors qu’elle est en réalité déficitaire."
    * http://www.zdnet.fr/actualites/brevets-android-google-parle-d-extorsion-a-propos-de-la-strategie-de-microsoft-39764383.htm
    **http://www.zdnet.fr/actualites/rente-microsoft-recevrait-2-milliards-de-dollars-de-royalties-grace-a-android-39795369.htm

  3. Bonjour,

    Ce RDV Tech est toujours aussi intéressant et aiguise à chaque fois mon besoin de réagir.
    Sur Montebourg, je suis globalement d’accord avec vous. Il m’énerve régulièrement par ses déclarations, mais hormis son anglais imparfait pour un ministre, je trouve qu’il a bien géré son intervention. En particulier sur l’affaire Dailymotion, je suis complètement d’accord avec lui et il a soulevé des points critiques qu’on a rarement entendu (pourquoi Yahoo refuse du 50/50 en France, alors qu’il accepte du 49/51 en Chine par exemple? Le fait que Yahoo à la méchante habitude de détruire toutes les boites qu’il rachète etc…).
    Je voudrais revenir sur un point que Jeff a soulevé sur le possibilité de virer/embaucher rapidement: « en France, un développeur qui perd son job peut en retrouver un autre une semaine après ». On n’est pas dans la Silicon Valley.
    C’est probalbmetn vrai à Paris, mais pas dans les autres régions.
    Etant dans le métier dans une région pourtant riche en nouvelle technologie (Sophia Antipolis), je peux t’assurer que ce point est totalement faux. Si tu perds ton job, au mieux tu es en SSII et tu seras en intercontrat, au pire, si ta SSII décide de te faire vivre l’enfer pour que tu te casse, tu te retrouvera muté à pétaouchnok loin de te famille.
    Le plein emploi dans les nouvelles technologies en France est un leurre. Si un gouvernement décide de créer un contrat de mission à la place du CDD (ce que la Syntec pousse depuis des années), tu seras recruté par une startup ou une une SSII quelques mois et jeté comme un vieux mouchoir, et comme l’intercontrat n’existera plus, tu seras au chômage des semaines voire des mois. Moi, je veux bien que le gouvernement nous pousse à devenir Freelance, mais dans ce cas il faudra:
    – interdire le référencement dans les entreprises (ce que font les grands compte comme par exemple IBM qui ne prend de sous-traitants que d’un certains nombre de SSII), qui est une véritable plaie pour les Freelance;
    – prendre en charge le delta de ce qu’on perd quand on est au chômage.
    C’est quand même dingue de se dire qu’on a fait de longues études pour devenir ingénieur, qu’on travail dur, qu’étant classe moyenne on paye bcp d’impôt et qu’en plus on tente de nous transformer en ingénieur précaires.
    Un dernier point: vous parlez souvent de mondialisation concernant le coût du travail. Je vous donne un scoop: une entreprise (et c’est très simple dans l’IT) trouvera toujours moins cher ailleurs, il y aura toujours des esclaves ingénieurs dispo de par le monde pour servir de relais. Nous ne luttons pas à armes égales contre le dumping social.

    • > Je voudrais revenir sur un point que Jeff a soulevé sur le possibilité de virer/embaucher rapidement: « en France, un développeur qui perd son job peut en retrouver un autre une semaine après ». On n’est pas dans la Silicon Valley.

      C’est la question de l’oeuf et de la poule, et c’est exactement le coeur du problème : quand les chefs d’entreprises disent « il faut pouvoir renvoyer plus facilement », beaucoup n’entendent pas la suite qui est « pour pouvoir employer plus facilement » (ou ne veulent pas l’entendre).
      C’est ce qu’on essaye d’expliquer dans l’émission : l’idée de faciliter le renvoi n’est pas de contenter les ogres de patrons qui veulent renvoyer à tour de bras, mais plutôt de fluidifier le marcher pour pouvoir embaucher plus facilement aussi, justement, même à Sophia Antipolis ! L’effet d’entrainement serait (en théorie), que les entreprises se mettraient à employer quelqu’un dès qu’elles en ont besoin, au lieu de se poser mille questions et d’hésiter pendant des mois parce que ce serait un engagement quasiment infini… Ce type de contrainte était sans doute plus adapté quand on travaillait pour la même société toute sa vie, mais aujourd’hui elle est (pour certains) un vrai frein au développement, et provoque cet effet totalement pervers et contre productif que nous avons dans le marché de l’emploi, et qui fait que les entreprises embauchent moins que ce dont elles auraient besoin.
      Permettre de renvoyer les gens plus facilement ferait donc que les entreprises emploieraient plus facilement et qu’il serait plus facile de trouver un emploi quand en cherche. Disons qu’aujourd’hui les situations constatées dans le monde entier tendent à confirmer ce consensus, donc il est un peu frustrant de voir qu’en France on s’accroche encore un peu trop souvent à des dogmes qui veulent que cette fluidification de l’emploi ne serait que négative ; ça vient plus souvent d’idées préconçues et de lignes politiques que de réflexions empiriques…

      • Pour l’idée de Jeff de gagner en flexibilité du travail, il souhaiterait en gros que certains postes fonctionnent comme les intermittents du spectable, non ? ou comme le disait une autre personne: tous freelance 😉

    • Je rejoins complètement l’avis de Mr Patator. Etant moi aussi du métier depuis un bon moment, le « plein emploi » du développeur, en France, est un leurre. L’Apec qui soulignait depuis des années qu’il manquait des développeurs n’en parle plus et le temps, pour un dév, de retrouver un emploi s’allonge. Par ailleurs, si retrouver un emploi dans une « grande ville » (Paris, Lyon, Sophia) est plus aisé, on ne parle pas des régions et départements de moindre importance, sans grand pôle d’emploi… on fait quoi pour eux? On leur dit de déménager dans une grande ville? Un peu facile comme réponse. Quand on voit comment est considéré le télétravail (Benoit en parle d’ailleurs dans le podcast) et surtout le regard que porte les DRH et les Directions, on se dit qu’il y a beaucoup mais vraiment beaucoup de boulot à faire. On parle aussi de fracture numérique, or il me semble qu’il s’agit d’un maillon essentiel au développement du télétravail (à domicile ou dans un espace de coworking) et là encore il y a du retard au niveau des infrastructures (ne parlons pas du déploiement de la fibre en zone peu dense).
      Si l’on veut vraiment de la flexibilité au niveau de l’emploi, il faut aussi se poser la question des diverses aides et niches fiscales que certaines boites se font une spécialité d’utiliser/abuser… là où d’autres n’en profitent pas. Donc il faut aussi remettre à plat le système fiscal au niveau entrepreneurial.
      Enfin, depuis la création du licenciement par rupture conventionnelle, on peut dire que l’on a tout de même amené une certaine flexibilité à l’emploi.

  4. Une précision, la loi de programmation militaire, c’est comme la loi de programmation des finances. L’un est prévu pour les questions de sécurité et l’ autre est prévue pour le budget de l’ État (recettes, dépenses). Pour ce genre de loi il y a une certaine régularité pour la réviser. Le hasard à fait que le calendrier d’adoption de la nouvelle loi de programmation militaire soit en phase avec l’ actualité.

    • Disons que ça aurait été une bonne occasion de repenser la chose et de l’adapter aux préoccupations des français et aux problèmes que posent ce genre de lois. Ou au moins d’en préciser certaines dispositions…

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