Le RDV Jeux 38b – Réflexions


Au programme :

  • Un mini épisode spécial, avec quelques pensées sur la nature du travail de journaliste dans la presse vidéo ludique en France.

Plus d’infos sur l’épisode :

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Commentaires

  1. Très agréable retour à un ton posé et des propos argumentés !
    (en même temps, quant on est tout seul, c’est forcément plus simple 😉 )

    Quelques commentaires sur le fond :

    – Si on est « morose » pour faire contre-poids à un discours marketing, c’est que l’on se définit par rapport à celui-ci tout comme, de l’autre côté de la barrière, les enthousiastes professionnels.
    Dans les 2 cas, on donne trop d’importance à ce qui est, pour l’essentiel, de la publicité.
    Ainsi, des jeux AAA se retrouvent anormalement décortiqués et fortement critiqués parce qu’ils ont fait appel à un marketing outrancier et abusif (je pense par exemple à Watch_Dogs).
    Un jeu n’est pas à la hauteur de son marketing : d’accord, et après ? Il faudrait peut-être commencer par ne pas y accorder tant d’importance…
    Bref, j’attends avant tout qu’on me parle des jeux tels qu’ils sont, avec rigueur, et non pas qu’on les juge en fonction de leur marketing.

    – J’ai, en effet, bien l’impression qu’exercer son esprit critique est une habitude très française.
    Et c’est plutôt une bonne chose… tant que ça ne devient pas une attitude consistant à tout aborder sous un angle négatif et à s’enfermer dans une vision réactionnaire (ce qui me semble aussi très français…)
    Parce que ça, comme tu le dis, c’est une triste vision du monde…

    – Pour moi, la rigueur doit avant tout être celle des arguments. Elle ne doit pas se manifester par une agressivité verbale ou un avis expéditif. C’est ce que certains commentateurs du milieu oublient.
    J’ajouterai d’ailleurs à tes derniers propos (« il ne faut pas être que des gamins émerveillés ») qu’il ne faut pas non plus être des adolescents faussement rebelles ou des vieux frustrés 😉

  2. Tres bonnes reflexions de ta part, mais egalement tres bonne position que la tienne sur l’ensemble de tes podcasts. Un ton trop neutre (debiter les nouvelles a la chaine sans analyse) n’a pas d’interet dans un podcast. Un ton trop enjoué, trop émerveillé n’est que dans la subjectivité et l’impression personnelle, du coup, autant demander a des potes ou lire les forum de JV.com.
    Je trouve la manière dont tu gères le ton des episodes, les débats, les infos et réflexions excellente ! C’est ce qui me fait préférer tes emissions a ZQSD par exemple, que je trouve un peu trop fouillis et « reunion de potes qui papotent des jeux videos », ce qui n’empêche pas le fait que ce soit un bon podcast quand meme 🙂
    On peut faire du journalisme, peu importe le type et le sujet, de manière sérieuse, avec une pointe de déconnade et de point de vue personnel. C’est de l’analyse de point de vue. Et c’est ca qui fait avancer les mentalité, les opinions, les arguments, tout en informant.

    Bravo a l’excellent qualité de ton travail et de tes collaborateurs 😉

  3. Salut,
    Je suis globalement d’accord avec ton analyse, d’ailleurs tu m’as permis de clarifier pas mal des mes pensées sur l’état du journalisme du jeux video en France. En particulier, il m’a permis de réfléchir et de mieux comprendre la dichotomie des approches des différents media.
    Comme tu le dis très bien, il y a deux écoles et pas ou peu d’intermédiaires. Bien que je sois le premier à critiquer la morosité et le cynisme de Gamekult/ Canard PC (tout en étant premium / backer), à la suite de ce podcast je réalise qu’il s’agit surement d’une volonté d’être diamétralement opposé aux autres sites plus « fun ».
    Je comprends que tu n’aies pas voulu relancer le débat « Doritos Gate » mais je pense qu’on ne soulignerai jamais assez les dommages créés par cette partie « fun » des media du jeux video. Je suis encore choqué que les sites mettent la note de 5/5 à un jeux, le qualifie de « culte » sans ne jamais mentionner que le test a eu lieu dans un grand hotel parisien sous la supervision de l’éditeur et cerise sur le gateau que leur journaliste anime la soirée de lancement du jeu.

    Tu le dis à juste titre, dans tes podcast tu utilises une formule intermédiaire qui prends extrêmement bien. Que ferrai tu dans un futur où le podcast serait le medium dominant et que plus de 50% des podcasteurs auraient un étique douteuse ? En suivant ta ligne actuelle, les gens pourraient naturellement se demander si Destiny ou Overwtach ne seraient pas des contenus sponsorisés.

    En attendant, encore merci pour cet épisode bonus, et vivement l’E3 😉

  4. Wow c’est incroyable, je me retrouve à 100% dans tes propos. Merci en tout cas pour cette analyse posée et suffisamment brève pour ne pas tourner en rond.
    Pour rebondir sur tes propos, je suis tout à fait en phase avec le fait qu’il puisse y avoir un juste milieu où sérieux et enthousiasme peuvent cohabiter. Je pense qu’on le retrouve tout à fait dans le RDV Jeux qui est globalement très sérieux et factuel mais pour autant ne remise pas la passion au placard. Quiconque t’as déjà entendu parler d’overwatch ou destiny sait à quel point tu peux te montrer enthousiaste et c’est tant mieux. C’est toi qui m’a convaincu d’essayer destiny et je ne le regrette pas.
    C’est aussi pour ça que j’apprécie ZQSD ou le magazine JV. On sent que ces mecs là sont enthousiastes, passionnés, il y a une grosse dose de délire et de déconne mais ils sont dans le même temps capables de creuser, d’analyser et d’étudier en détail un jeu, une saga, une période du jeu vidéo. Ils savent faire partager leur ressenti propre sans virer dans le « pour être crédible, il faut être blasé et cassant ».

    Puisque tu as évoqué ouvertement Gamekult, je me souviens avoir noté une phrase vraiment caractéristique d’ExServ lors d’un de tes podcasts, il avait dit : « je ne joue pas pour m’amuser ».
    Cette phrase pour moi est terrible et vraiment révélatrice d’une certaine posture que tu évoques dans ton analyse. Celle qui tend à dire « ok, on n’est pas vendus, et les JV c’est du sérieux les gars ». Sauf qu’on ne parle pas de grand reporter de guerre là. Et c’est un paradoxe total, car étymologiquement la définition de jouer c’est :
    « jouer \ʒwe\ intransitif 1er groupe (conjugaison) (pronominal : se jouer)
    1.Se récréer, se divertir, s’amuser.
    2.(En particulier) S’amuser à un jeu quelconque.  »

    Messieurs les journalistes de jeux vidéo, n’oubliez jamais que vous jouez pour vous amuser !

    😉

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