Le RDV Jeux 54 – Pour une vie AAA, votez Beja !

 

Au programme :

  • La Switch, encore et toujours
  • Résultats Activision et annonces intéressantes
  • Valve en full VR et Steam Direct
  • Pia nous parle de l’univers du développement
  • Et plus !

Plus d’infos sur l’épisode :

Vous pouvez télécharger le fichier MP3, et vous abonner par iTunes ou en RSS.

Commentaires

  1. Steamspy nous sort ce chiffre: « Of 5,245 games released on Steam in 2016 around 1,700 made over $15,000 – enough to recoup $5,000 fee. » Il nous dit aussi que 2100 jeux de 2016 ont fait 9000$ ou plus, donc, la grande majorité des jeux Steam ne génèrent que de l’argent de poche…

    PS: J’indique, juste au passage que sur la version mp3, j’ai l’icône normale mais dans mon player, ça affiche l’ancien logo.

    • Difficile de comprendre ces chiffres sans plus de contexte, mais il est certain que la plupart des jeux ne génèrent que peu d’argent au final. Ca n’est pas non plus étonnant, je pense que c’est la même chose dans toutes les catégories culturelles ; en musique, en ciné, en littérature… Oui, la vie d’un artiste ou d’un technicien du divertissement n’est pas facile ! (je le sais d’autant mieux que j’ai été intermittent du spectacle pendant quelques années :).

      PS : Pour la version MP3, tu parles de la version téléchargeable sur cette page ? Je viens de tester, elle affiche bien le nouveau logo pour moi… Bizarre !

      • Oui, téléchargée sur cette page et le fichier porte le bon logo sur son l’icône (quand je le met sur mon bureau) mais quand je l’ouvre sur mon player c’est l’ancien (ce qui s’affiche à la place de la vidéo si c’était un format vidéo). Si ça peut aider.

  2. Encore un excellent épisode !

    Merci Patrick d’avoir joué l’auto-proclamé « avocat du diable », que j’aurais personnellement d’avantage qualifié de « voix de la raison » ;), sur le segment Steam. J’avoue en effet avoir eu un peu de peine à suivre le raisonnement de Pia… « Les développeurs qui font des jeux pour la beauté de l’art et ne souhaitent pas les vendre se verraient compliquer l’accès à cette plateforme de vente. » Alors oui, je comprends bien que Steam est en quelque sorte devenu un standard de facto et dépasse depuis longtemps ce status de simple store, un peu à la manière d’un Google qui, s’il ne référence pas un site, en signe pour ainsi dire l’arrêt de mort. Mais tout de même, l’argument me laisse dubitatif…

    Le système Greenlight actuel est-il bon ? Pas à mon avis. Le suivant sera-t-il parfait ? Sans doute pas. Mais s’il participe à désengorger ne serait-ce qu’un peu le catalogue en s’assurant que les soumissions sont faites dans le cadre d’un business plan solide, ça ne peut être que meilleur pour tout le monde : pour les joueurs, qui peuvent espérer des jeux un peu plus solides, et pour les développeurs, obligés de réfléchir un peu plus sur le long terme à la rentabilité de leur jeu et évitant une déconvenue après coup. Cela dit, on en sait effectivement encore trop peu, notamment sur les prix et le mode de remboursement. Donc, à suivre!

    • Merci ! On est assez d’accord en effet…

      • Je comptais poster un commentaire à part mais autant rebondir au bon endroit… Je pense que vous défendez une vision très macronnienne de l’économie de la culture. Vous semblez établir une corrélation immédiate entre la qualité d’une oeuvre et son succès, or une connaissance minimale de l’histoire des industries culturelles prouve qu’evidemment, ce n’est pas le cas. La logique commerciale et la logique artistique fonctionnent sur deux plans totalement différents et il me semble que l’éthique journalistique devrait vous conduire vers la seconde. Le problème de Steam est qu’il est un système strictement commercial, qui semble incapable de se poser des questions éditoriales. Greenlight était une manière de déléguer l’editorial à la communauté. Mettre une barre d’entrée strictement financière élevée aux portes de Steam ne permettrait pas de filtrer la qualité : les petits studios ont à peine les sous pour financer leur développement, et très souvent on est dans le semi-bénévolat. Imposer une exigence de rentabilité en taxant brutalement l’entrée sur le store aura pour conséquence d’écarter les petits créateurs ayant de vraies ambitions novatrices et peu de moyens ou peu de facilités en communication et forcera des structures un peu plus importantes à jouer la sécurité avec des clones, free-to-play/arnaques, etc… En réalité, il manque actuellement dans le monde du jeu vidéo, des vrais relais créatifs pour les indés : des éditeurs ou distributeurs qui fassent le tri réellement et pas juste en faisant payer les gens.

      • Je pourrais à la limite être d’accord sur le principe (c’est une question qui se pose dans tous les domaines culturels et on pourrait en débattre), mais c’est oublier le fait que le jeu indé a connu une explosion invraisemblable ces dernières années, et représente une part non négligeable de l’industrie aujourd’hui. On ne peut pas dire « arg Steam va demander 1000€ ca va tuer le jeu indé » ; déjà avec Greenlight c’est pas comme si ces développeurs « qui ne veulent pas faire d’argent » (car c’est bien de cette catégorie infime dont on parle) étaient représentés… être remarqué sur Greenlight était un boulot énorme, et il y avait très très très peu d’élus. Ensuite, certes Stram est de loin la plateforme la plus importante, mais c’est loin d’être la seule ; non seulement il y en a d’autres sur PC, mais il ne faut pas non plus oublier qu’il est possible de mettre son jeu à télécharger sur un site, et le monde entier peut y avoir accès (c’est pas comme si le fait d’être sur Steam, noyé parmi les 500 jeux qui sont sortis ce mois-là, donne tout à coup de la visibilité). Enfin, il existe de nombreux moyens de gagner de la visibilité, justement, où qu’on soit distribué : la presse s’intéresse toujours aux jeux indés, il y a des YouTubers à la pelle spécialisés dans l’indé, on peut faire sa comm par les réseaux sociaux… bref, encore une fois, c’est pas comme si la somme payée à Steam donnerait une visibilité magique et immédiate ; tout le boulot qu’il faut faire à côté pour ça fonctionne absolument aussi bien en étant sur GoG, itch.io ou même sur son propre site web. Et je ne parle même pas des app stores mobiles !!
        Bref, je ne souscris pas du tout à cette idée qu’un « droit d’entrée payant à Steam » exclu de l’industrie ces pauvres artistes nobles qui veulent faire de l’art pour la beauté de l’art, qui seront du coup sacrifiés à l’aune du capitalisme aveugle. On n’est plus à l’époque où distribuer un film nécessitait l’accès aux salles de ciné, où distribuer un disque nécessitait les réseaux de disquaires, où distribuer un jeu nécessitait les accords avec la Fnac et les hypermarchés, en plus de la fabrication coûteuse et le transport et la logistique hors de prix. Ok, Steam est important, et oui s’il faut payer un peu pour y avoir accès ça en excluera certains. Mais on ne me fera pas croire qu’avec Greenlight c’était open bar pour tout le monde, et on ne me fera pas croire non plus qu’un artiste maudit qui fait du jeu pour la beauté de l’art et que ne veut activement pas vendre son projet n’a aucun moyen de se faire connaître non plus, juste parce qu’il ne voudra, par conviction ou par manque de moyen parce qu’il ou elle a fait ces choix philosophiques, pas payer l’argent (remboursable) demandé par Steam. On ne peut pas avoir le beurre et la reconnaissance artistique de la fermière.
        Et j’ajoute encore une fois, où je le répète, parce que ce commentaire est long (et pas relu, désolé par avance des fautes), que le jeu indé se porte très très très très bien ! Il ne s’est jamais aussi bien porté même. On peut parler de problèmes philosophiques et accuser le grand capital autant qu’on veut (je sais que ça peut faire plaisir parfois), ici je pense que ça ne tient pas un instant…
        Et Merci de ton commentaire qui m’a lancé dans une de ces grandes tirades, ça me manquait ! 🙂

  3. Super épisode ! La petite séquence de fin avec Pia est au TOP.

    Sinon cela fait 2 invités nouveaux dans l’émissions pour lesquels je me demande quel type de joueur ils sont pour comprendre un peu l’orientation de leurs avis. Quand ils se présentent, ça pourrait être cool de leur demander quel type de joueur ils sont ou quel est leur jeu du moment. 🙂

    Sinon j’ai adoré l’argumentaire de notPatrick sur Steam Direct et For Honor (sa beta) est excellent.

    Et pour finir, je réfléchissais à la réflexion de Pia sur l’industrie du JV qui devient plus efficace avec les outils qui sont aujourd’hui disponibles et à la possibilité de voir émerger plus de jeux AA (ou AAA avec des plus petites équipes). L’idée est sexy et promet un bel avenir vidéo ludique. Il n’empêche que je suis curieux de savoir comment économiquement tout le monde va faire pour subsiter dans ce monde où les AAA perdent 20% de leur valeur à peine quelques mois après leur fenêtre de lancement, ou encore dans ce monde où les DLC et la fidélité du joueur est au coeur du business model (et souvent game design) avec l’ajout de contenu régulier… Il va y avoir des morts c’est pas possible autrement non ?

    • JK nouveau ? Ca lui fera plaisir 🙂 Si tu es intéressé par son profile, écoute (naturellement en sus du RDV jeux !) le podcast ZQSD, c’est lui qui le co-host.

  4. Un point qu’il faut aborder tout de même, c’est que tous les pays ne sont pas égaux face aux 1000€. J’espère que Steam pourra adapter ce droit d’entrée en fonction des pays (en espérant qu’ils ne soient pas contraints d’uniformiser parce que des malins contournent le système…).

  5. Découvrabilité ? J’ai appris un nouveau mot Patrick 🙂

  6. Je débarque avec 2 mois de retard, à rattraper mes écoutes de podcast. 🙂

    Est ce que c’est juste moi, ou… il y avait un problème de micro pour Pia ?

    J’adore l’écouter. Elle était passé chez ABCD.
    Mais là, ça siffle dans les aigus. J’ai pas pu écouter tout le podcast.
    Ou alors c’est possible que ça soit mal téléchargé sur iTunes?

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