Le RDV Tech 216 – Google vs The World

Au programme :

  • L’avis de Jeff sur les affaires de la Silicon Valley du moment
  • Station F et incubateurs de startups
  • L’amende de l’UE à Google (Shopping)
  • iOS 11 : localisation et AR, Essential retardé, Uber fait payer l’attente…
  • Et bien plus encore !

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Plus d’infos sur l’épisode :

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Commentaires

  1. Bonjour,
    Suite à cet épisode, très bon par ailleurs :), je me sens obligé de réagir. Je ne pense pas que la liberté totale d’expression soit la bonne réponse. En effet et heureusement, de nombreuses lois permettent de protéger les gens et la propagation d’idées discriminatoires (Blanc/noir, femme/homme…). Le fait d’imaginer un internet où les sites pedophiles ne seraient par exemple pas fermés me laisse perplexe. On ne peut pas tout écrire et tout partager au nom de la liberté…il y a tellement d’exemple dans l’histoire ou celà a dégénéré…

    • On est d’accord. 🙂

    • Je pense que c’est le genre de sujet où il est facile de tout mettre dans le même panier. La pédophilie c’est une chose, le racisme, WikiLeaks, le piratage de propriétés intellectuelles en sont d’autres.

      Tout mettre dans le meme panier, et dire: « On va faire une loi unique permettant de fermer un site non conforme a nos valeurs » est une solution que je trouve dangereuse pour un site comme Wikileaks par exemple. Mais comme disait Patrick, en disant ca, je ne règle pas le pb, je l’ai juste inversé. Si on autorise tout pour permettre a Wikileaks d’exister, on permet aussi les sites pédophiles.
      Je sais pas… peut etre qu’il faudrait plutot une loi bien spécifique pour chaque sujet.

      Quand tu supprimes les messages racistes, antisémites d’un social network, tu te retrouves avec des gens qui aux élections se disent: « Bah, pas besoin d’aller voter, tout le monde sur Facebook supporte tel candidat politiquement correcte. » Et puis bam, Marine au second tour, et Trump président, et tout le monde se dit: « Wow, j’aurais jamais cru! »

      • Il y a déjà des lois qui interdisent d’exprimer en publique certaines idées. Il ne s’agit pas de « valeur ». Le travail a déjà été fait et on a effectivement plus la liberté de tenir des propos discriminatoires envers une autre personne. C’est fou de se dire le contraire. Internet n’est pas une zone de non droit, c’est juste la perspective qui change. La difficulté est bien évidemment de faire respecter ces lois sur un réseau social, ceci en raison du nombre de publications. On ne peut pas envisager d’entamer une procédure judiciaire pour chaque cas. Je n’ai pas de solution simple pour ce problème. Ce qui m’a dérangé dans l’argumentation de Yann, c’est de dire que même si un contenu est raciste, il faut le laisser car cela montre le monde tel qui l’est… Au contraire, le message à faire passer est à mon sens de clairement indiquer que ce genre de propos est illégal et doit être supprimé. On ne se voile pas la face, on dit simplement qu’il n’est pas possible de tenir de tel propos dans notre société. Sinon, tout le combat des personnes qui ont fait voter des lois contre la discrimination n’aurait servit à rien. Marine au 2e tour et Trump élu car on a supprimé les messages racistes et antisémite des réseaux sociaux ?? je ne pense pas que de laisser s’exprimer les antisémites et les racistes fasse baisser leurs idées…c’est plutôt en expliquant pourquoi de tels propos ne doivent pas être tenus. Mais bref, on est pas sur le rdv politique :)).

      • > on dit simplement qu’il n’est pas possible de tenir de tel propos dans notre société

        Je dirais plutôt « qu’il n’est pas _acceptable_ de tenir de tels propos ». Mais oui, on est d’accord.

  2. Salut !
    Alors… absolument rien à voir avec un débat philosophique et un argument, mais il faut que quelqu’un s’occupe de ta santé Patrick… Et bien oui ! Car à chaque émission tu mentionnes que n’importe qui peut participer concrètement financièrement contre l’échange d’un petit café… mais là ça va faire vraiment beaucoup de petit café ! (enfin… il n’y a jamais assez de café )
    Note : L’abus de café (comme n’importe quoi) est dangereuse pour la santé (sauf pour les podcast sur Frenchspin.fr :p )

  3. Oh lala c’est compliqué ce que tu nous racontes Yann, surtout que chez nous certains propos sont pénalement répréhensibles, comme la diffamation ou l’incitation à la haine raciale. Toutefois je comprends parfaitement ta vision optimiste de la liberté totale d’expression.
    Personnellement, la prolifération d’ideologies haineuses est quelque chose qui me répugne, mais la censure ne me paraît pas être la solution. Interdire ces propos nauséabonds, c’est déjà leur accorder trop d’attention, ça permet à ceux qui se font les relais de ces ideologies de se victimiser et par conséquent ils s’en retrouvent que plus renforcés. (affaire Dieudonné, Interdiction du Burkini…)
    Par contre, pour ce qui est de la diffamation, la censure me paraît pleinement justifiée. Prendre des faits, les déformer, les mélanger et les interpréter pour les mettre au service d’un propos particulier, c’est un procédé que l’on connaît très bien aujourd’hui avec les fakes news. Le problème est que les gens faisant preuvent de peu d’esprit critique ont tendance à croire ces informations volontairement erronées. Il me paraît absolument essentiel que les autorités gouvernementales prennent à bras le corps ce problème, et fassent en sorte de rétablir la véracité des faits. Les gens sont de plus en plus paumés, ne savent plus ce qu’ils doivent croire. Surtout qu’aujourd’hui, même les médias historiques se font le relai d’informations erronées pour faire le « buzz » (BFMTV, certaines PQR…)
    L’interdiction, la censure, sont des solutions qui ont de grosses limites, mais ce sont des solutions de transitions, car il paraît évident que la vraie manière de régler ces problèmes passe par l’éducation. Si l’école pouvait enseigner le scepticisme et les méthodes de recoupement de sources lorsque l’on navigue sur le web, celà permettrait peut être de répondre en partie au problème.

  4. A propos du clavier bepo. J’utilise depuis quelques années des claviers suisse que ca soir virtuel ou physique. Ce n’est pas parfait mais je trouve que c’est un bon mix des claviers azerty et qwerty. Tu devrais tester Patrick.

    • J’y penserai peut-être en effet… Le soucis c’est de s’habituer encore à un 3eme type de clavier, que je ne retrouverai nulle part ailleurs (à part en Suisse) ; chez les amis, dans les bureaux…

  5. Salut Joshua,
    C’est effectivement un sujet délicat. C’est la 3eme fois que j’essaye de répondre a ton message avant de tout effacer par peur d’être mal compris, donc je vais être light dans ma réponse.
    Content de voir que tu penses également que la censure n’est pas la solution 🙂
    Comme tu le soulignes, permettre aux gens de développer leur esprit critique semble primordiale, mais en même temps un objectif tellement difficile à atteindre…
    Merci pour ta réaction!

    • Merci à toi pour avoir mis le sujet sur la table, ce que je préfère dans ce podcast, c’est lorsque vous digressez, qui plus est lorsque qu’il y a confrontation d’idées comme dans cette émission. Souvent je réagis a haute voix dans ma voiture comme si j’étais avec vous sur Skype ^^. C’est un peu weird mais j’adore ça.

  6. Bonjour,

    Merci à vous pour cet excellent podcast.
    J’ai cependant été choqué par la position de Yann sur le harcèlement sexuel. Je ne suis pas spécialiste des questions de harcèlement dans la Valley mais il semble clair (cf. les différents épisodes traitant des dérives chez Uber) qu’il y a des dérives inacceptables et qu’il est urgent que des mesures soient prises. En entendant Yann dire qu’il ne faut pas aller trop loin et citant l’exemple des fonds d’écran avec des femmes dénudées qui étaient interdits, j’ai eu l’impression qu’on revenait 30 ans en arrière avec des remarques du type « si telle femme est victime de harcèlement sexuelle, c’est parce qu’elle l’a bien cherché étant donné sa façon de s’habiller… ». Il est impératif d’agir sur ces sujets, dans la Valley comme en France et surtout ne pas commencer à se chercher des excuses telles que celles avancées pour ne pas faire avancer les choses.
    Merci à Patrick d’avoir tenter de rétablir les choses en fin de débat sur le sujet.

    • Je t’en prie.

    • Hello Julien,
      Je ne suis pas certain d’avoir bien communiqué sur la partie fond d’écran. Voilà, un exemple qui serait problématique: http://orig04.deviantart.net/d0cb/f/2017/074/7/1/2b_nier_br_rafaarsen_by_rafaarsen-db2fhc0.jpg
      Personnellement, je trouve que c’est dommage, surtout quand comme moi, on travail dans une société de jeux video.

      Il faudrait que je ré-écoute l’épisode, mais il ne me semble pas avoir dit qqchose qui se rapproche de « si telle femme est victime de harcèlement sexuelle, c’est parce qu’elle l’a bien cherché étant donné sa façon de s’habiller… « . Ce que j’ai dit en revanche, et je signe, c’est que de la meme facon qu’on entend souvent, « si je n’ai pas eu ce job, c’est parce que c’est une boite de racistes », il faut au minimum laisser le benefice du doute a l’accusé quand une femme dit: « si je n’ai pas eu mon financement, c’est parce qu’il voulait coucher avec moi ». Dans les cas cités dans l’épisode, la culpabilité des hommes dont on parlait ne faisait absolument aucun doute, et les mesures prises sont amplement justifiées. Celà ne veut pas dire pour autant que des qu’une femme dit « j’ai été victime de harcelement » que dans 100% des cas c’est effectivement le cas.

  7. Hello Patrick,
    Hololens à un clic aussi qui se met sur le doigt pour éviter de se fatiguer avec le pinch.

    Nous faisons des démos interne du VIVE et des Hololens, c’est amusant de voir le feedback des gens sur ces 2 technos. Le côté immersif du VIVE fait bien son effet.

    Par contre j’étais étonné de voir que peu de personne (même dans une boite tech) ont vraiment testé ces devices.

  8. Bonjour tous,

    Pourquoi on oublie le chemin ?

    Je voudrais décaler un peu le débat autour de la liberté d’expression. On entend souvent, et moi aussi je le fais, que nous n’avons pas trouvé la solution pour tel problème (harcèlement, sexisme, liberté d’expression, etc.).
    Mais une solution est-elle possible ? Quand on met en place une norme (discrimination positive pour les femmes avec un nombre minimum dans les conseils d’administrations p.ex.) , la seule question intéressante à se poser c’est : cette mesure fait-elle sens maintenant ?
    Si elle ne fait pas sens dans 50 ans, on la changera. Mais surtout, la rejeter pour cette raison, c’est nous couper la route. Ce qui est important, c’est que nous prenions le chemin vers plus d’égalité, de respect, etc. Ce chemin est-il tortueux ? Certainement ! Est-il rapide ? Probablement pas ! Ce chemin a-t-il une fin ? Je pense que non.

    Merci pour ton émission Patrick et une bonne journée à tous.

    • Tout à fait d’accord avec toi. C’est aussi le même raisonnement quand on prend des exemples extrêmes pour expliquer certains choix de nouvelles lois. On entend souvent l’argument « mais si on autorise ceci, ça ouvre la porte à ça ». Sauf que non : si on autorise ceci, ça autorise ceci, et la limite est fixée par ce que nous, globalement, en tant que société, décidons qui est acceptable ou pas. Pas la peine de se perdre en conjectures contre productives sur un avenir fantasmé de toute façon. Idem là avec ces questions… Merci du commentaire !

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