Le RDV Tech 240 – La malédiction de l’interaction

 

Au programme :

  • Perd-t-on foi en l’algorithme ?
  • Apple se bouge le popotin
  • Les grands consomment vert, Huawei P20 recommandé, nouveaux CPU Intel, Steam Machines en fin de vie…
  • Et plus encore !

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Plus d’infos sur l’épisode :

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Commentaires

  1. J’ai beaucoup de mal a comprendre de quoi tu parlais dans la premiere partie de l’emission. De quoi tu parles quand tu dis « L’Algorithme »?

    En soit un algorithme c’est une notion tres generale: « a process or set of rules to be followed in calculations or other problem-solving operations, especially by a computer ». A la base, c’est pas du tout une boite noire. En tout cas, pas pour ses concepteurs.

    Cela dit, l’intelligence artificielle a une partie de plus en plus importante dans nos algorithme. Et, en fonction de la technique utilisee, les resultats qui « sortent » d’une IA sont plus ou moins comprehensible. Mais on s’en fiche: le but d’une IA c’est de maximiser un but/recompense (e.g. classify images, win game, max ‘engagement’). Facebook et Google optimisent leurs IA en charge de la curation pour maximiser l’engagement parce que c’est leur business.

    Ca serait tres faisable de maximiser c’est IA pour n’importe quoi d’autre. Il suffit de formuler une autre chose a maximiser. Donc la question est: qu’est-ce qu’on veut notre algorithme de curation nous montre? (Tres bon article de Francois Chollet au sujet d’une IA personnalisable; on choisirait le but de notre IA: https://medium.com/@francois.chollet/what-worries-me-about-ai-ed9df072b704).

    • Pourtant j’avais l’impression qu’on avait bien expliqué, mais peut-être que c’était juste parce que je me comprenais moi-même ! 🙂
      En fait si on réduit au plus simple, c’est juste qu’on pensait que les algorithmes pourraient automatiser *efficacement* toutes les sélections qu’on avait besoin de faire sur des quantités de données astronomiques, et qu’ils étaient un peu la solution idéale à touts ces problèmes difficilement gérable par des personnes. Et là on se rend compte que s’ils ont évidemment des avantages, les problèmes qu’ils amènent ne sont pas juste des détails qu’on peut négliger mais des vrais questions de sociétés…

  2. Il manque une lettre dans le programme : « perd-t-on », sinon ça fait [perdon] xD

    Intéressant comme toujours 😉 !

  3. 8.8.4.4 l’autre DNS google 😉

  4. Salut
    Dans l’échange sur l’interaction et les algorithmes, je pense que vous avez peut-être oublié une notion. FB ne fera pas de sélection du contenu sur autre chose que l’interaction car il basculerait dans la ligne éditoriale et ils ne seraient plus considéré une compagnie «  tech » mais comme un média. Ce qui change tout fiscalement et dans la régulation. MZ à clairement répondu à cette question lors de son audition face aux sénateurs (j’ai presque tout regardé). C’est à mon sens fondamental d’avoir cela en tête car ça explique bien les choix de FB. Après un algorithme ne fait que ce qu’on lui demande, ni plus ni moins.

    Ps: la campagne finlandaise = souvenirs douloureux de moustiques. C’est le cas dans ton coin de paradis fibré ?

    • Je pense justement que c’est tout l’enjeu, et on a commencé à leur demander de contrôler ce qui est visible sur leurs plateforme. Ca a d’ailleurs commencé il y a un moment, l’exemple du droit à l’oubli chez Google étant sans doute le lus visible pour nous…

      Quand aux moustiques, ça dépend des saisons… Pour le moment ça va, on sort à peine de l’hiver ! 😀

  5. Salut

    pour info il existe depuis plusieurs années une solution française pour l’education : http://www.sqool.fr/… mais a priori peu d’école ont été suffisamment convaincues pour invertir…

    DV

    • Intéressant, je ne connaissais pas. Ca a l’air dêtre développé par une société privée, ça n’a peut-être pas aidé à diffuser la chose…

  6. Salut Patrick,

    Très bonne idée de parler de l’impact des algorithmes, mais il me semble que le problème n’est pas propre aux algorithmes qui ne font qu’implémenter des fonctionnalités pour leurs concepteurs. D’une manière plus générale, ce sont ces fonctionnalités techniques qui structurent nos pratiques et nos imaginaires.

    Pour moi, l’exemple le plus frappant est le bouton « Like » de Facebook et Youtube. Le seul moyen proposé pour relier un individu à un contenu est un lien émotionnel (j’aime, éventuellement je n’aime pas) qui se transforme en une métrique de popularité (on compte les like de manière indifférenciée). Ok, mais je m’en tape qu’un million d’inconnus aiment un truc, ce qui m’intéresse c’est QUI et la nature du lien avec ce contenu (trouve utile, distrayant, approuve, coup de coeur, a confiance, etc.).

    Un exemple : si Albert Einstein signifie « j’ai confiance » pour un livre de physique théorique, ça vaut plus pour moi que 10 millions de like venus d’on ne sait où ; si le même Einstein signifie « j’ai confiance » pour une recette de Spaghettis bolognaises, ça ne vaut pas plus que l’avis de ma grand-mère. Moi je rêve d’un réseau social permettant de créer un réseau de confiance contextuel (si Albert Einstein signifie « j’ai confiance » dans Richard Feynman pour la physique théorique, alors si Richard Feynman a confiance dans des contenus de physique théorique, ces contenus me seront proposés.

    Mais nulle surprise ici, Facebook est à la fois le reflet d’une société du spectacle (bonjour à Guy D.) centrée sur la starification et l’immédiateté et contribue à renforcer cette structure/culture en retour.

    Je n’utilise ni Facebook ni Twitter car ils ne correspondent pas à mon besoin.

    • L’idée de recommandations qui prendraient en compte l’affinité avec les personnes qui ont « aimé » est intéressante… Mais qui sait, si ça se trouve Google le fait déjà en calculant l’affinité qu’on a eu par le passé aux recommandations de cette personne ? Idée intrigante en tous cas.

  7. « actually », DNS ce n’est pas ‘Domain Name Server’ mais ‘Domain Name System’.

    Voilà, tu peux lever les yeux aux ciel.

    • On m’a déjà fait la remarque. Et là aussi, je te remercie de cette correction bienvenue ! Et je ne lève pas les yeux aux ciel. Enfin pas trop. 😀

  8. Cassim Ketfi dit:

    Petit commentaire sur la partie Apple :

    Je crois qu’il y a eu une petite confusion de la part de Cedric sur le sujet des processeurs (mais j’ai peut-être mal compris ce qu’il a voulu dire) : Apple fait bien du design de processeur, mais ne les fabrique pas (contrairement à Intel dont on parle dans l’émission). Dans le cas des puces Apple A9/10/11 c’est par exemple TSMC qui s’occupe de la production (alors que les Snapdragon de Qualcomm sont fabriqués par Samsung).

    Je penche aussi pour le scénario de Patrick d’un remplacement partiel des machines Apple Intel par des machines Apple ARM. Je pense que ca concernera d’abord les Macbook les plus léger comme dit Patrick, mais sans doute aussi les iMac. Imaginez un écran d’iMac borderless et très très fin (type : l’épaisseur de l’écran du Surface Studio, mais sans la base) où tout serait intégré sans ventilation grâce à la faible consommation du processeur ARM.
    Dans tous les cas je pense que c’est + une question de « Quand » que de « Si ».

    Je voulais également ajouter un point concernant le Huawei P20 Pro pour aller encore plus loin dans les superlatifs : on a l’impression que cette année le Samsung Galaxy S9 était tellement proche du Galaxy S8 qu’il en est devenu anecdotique et semble s’être fait éclipser par Huawei. J’ai cette impression dans le traitement de la presse en tous cas, mais je n’ai aucun doute que les ventes de Samsung seront quand même très bonnes.

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