Le RDV Tech 256 – Spécial : tech et BTP

 

Au programme :

  • La tech dans le bâtiment, hier, aujourd’hui et demain.

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Commentaires

  1. Salut Patrick,
    Je suis à 30 mn d’écoute de cet épisode et je me doit de laisser quelques remarques sur le discours tenu par tes intervenants .
    Pour être clair et honnête je dois préciser que je bosse depuis 25 ans dans les agences d’Architecte et que j’ai l’expérience du bâtiment dans les domaines de la maison individuelle, des hôpitaux, EHPAD, bâtiment public divers, logements, aménagement urbains, etc…
    Ceci étant dit voici mes premiéres remarques :
    – Le BIM (Maquettes numérique) est très très loin d’être une généralité en France. D’abord parce qu’une très très grande partie des entreprises du bâtiment sont très très loin des techno nécessaires et non pas la formation ou le matériel pour y souscrire. Ensuite parce qu’en France même des grosses entreprises sont encore absolument ignorante de ce que cela implique. Que ce soit au niveau de leurs équipes d’étude, de pilotage ou administrative, que le l’ouvrier de base sur le chantier. Et je ne parle même pas des Maîtres d’ouvrages Public ou Privé (les clients public ou privé) qui, quand dans le meilleur des cas savent vaguement que le BIM va leur être imposé , n’ont aucune idée des implications que cela aura sur un projet.
    Pour exemple : Pour faire un projet il faut commencer par définir un programme (Ce que veut le client en gros). Dans 75% des cas, les architectes n’ont pas cette information aux début des études ou alors elle est vraiment très incomplète et basique. C’est d’ailleurs souvent eux qui définissent ce programme, alors que normalement cette mission aurait due être confiée a un programmiste et donc payée par le client. La, c’est l’architecte qui va faire le boulot genre… gratos.
    Ensuite, ce client, la plupart du temps ne regarde pas vraiment le projet qui lui est proposé. Très souvent, le client découvre au fur et a mesure du chantier ce qu’il a acheté, car il n’a pas pris le temps de faire un boulot de contrôle, d’analyse, de consultation de ces équipes ou services. Résultat : il modifie le projet pendant le chantier, donc adaptations complexes, surcoût, imprécisions, malfaçons, etc… Et je ne fait qu’effleurer le sujet.
    Alors imagine la « Maquette numérique » dans ces conditions !!!
    Et puis biensur le BIM , c’est un travail de coordination et de gestion à part entière, qui doit être fait et payé.
    Qui le fait ? L’architecte ? oui, mais souvent on lui dit vous faite déjà le reste donc pour le même prix faite donc ça.
    Ou alors une tierce partie qui vient en plus de tous les autres intervenants déjà beaucoup trop nombreux. La aussi il faut le payer. Et biensur tous ça fait grimper le prix du projet… oups
    Et pour couronner le tout, aujourd’hui, le coût d’une formation avec mise à jour du Hardware et du software est évalué entre 4000 et 6000€ par poste. Principalement parce que les logiciels sont gourmands en puissance, que les machines doivent pouvoir suivre et que ces logiciel sont propriétaire et vendu par essentiellement 2 sociétés qui les vende a prix d’or quand ce n’est pas de la location

    – Ensuite sur l’imprécision des Architectes : Alors j’ignore avec qui ont travaillé tes invités, mais les architectes avec qui j’ai bossé n’ont jamais fait des plans avec 3cm de décalage entre 2 étages. Ou alors ces agences ne vivent pas assez longtemps pour faire d’autre projet.
    Par contre, il y aurai beaucoup a dire sur les normes et le respect des plans sur les chantiers et ce que cela va impliquer dans l’avenir d’otomatiser la construction… on va bien rire… jaune.
    mais bon je ne vais pas en faire 2 pages non plus…
    Allez je continu mon écoute. A plus tard peut être…

  2. Salut Patrick,

    Pour apporter de l’eau au moulin de la smart city, je t’invite à consulter ce site concernant le grand projet en cours de la ville de Dijon :
    https://www.metropole-dijon.fr/Les-grands-projets/onDIJON-metropole-connectee

  3. Re-bonjour,

    Pour compléter mon commentaire précédent , je viens juste confirmer que d’un autre coté, du coté gestion globalisée et centralisée du bâtiment et de la ville, on y arrive à grand pas et on est même effectivement déjà dedans.
    Par exemple : Je fait partie d’une agence d’architecte qui construit actuellement un EHPAD avec une Gestion Centralisée de l’Environnement Résident. Cela consiste a intégrer dans les chambres de chaque résident un système de suivi de la personne afin de prendre en compte ses besoins et sa sécurité. Cela se traduit par la mise en oeuvre au moment des travaux d’un système de sol dit « connecté » qui va détecter tout les déplacements, toutes les chutes, toutes de allées et venues conscientes ou pas des patients dans et en-dehors de leur chambre.
    Avec ce système, 2 surveillants suffisent pour gérer 70 patients sur un bâtiment de 5000m2.
    L’ensemble des infos remonte aux infirmières, médecins, services d’urgence en fonction des activité détectées potentiellement dangereuses pour le patient qui n’a pas toujours toute sa tête.
    En somme une très bonne application de la technologie dans le bâtiment.

    Mais par contre, on se dit quand même que certains patients seraient capable de rester chez eux s’ils disposaient des moyens technique de faire seuls certaines activités. Et ceci plutôt que de se retrouver en EHPAD pour de simple raison de problème moteur et de mobilité.
    L’utilisation de robots ou d’exosquellettes déjà existants dans certaines application industriel ou certains pays , serait en France, plus économique que le placement en EHPAD et par conséquent le manque de place pour des personnes en ayant un réel besoin (au sens non gérable d’une autre façon).

    Episode très intéressant. Peut être pas assez d’impression 3D abordé , alors que c’est un domaine en pleine démocratisation dans le bâtiment.

    Merci.

  4. Un épisode à écouter sans les silences..
    Merci et bonne vacances !

  5. Lut,
    Episode interessant, meme si j’ai l’impression quand j’entends parler vos intervenants qu’ils parlent d’un marché de niche: dans la zone ou j’habite, il y a beaucoup de construction d’immeuble et de maison, et à part des grues je n’ai jamais vue de « bras constructeur » ou autre imprimante 3D géante, c’est fait à l’ancienne avec des mecs du BTP, du ciment, beton and co

    Sinon quand j’entends parler d’automatisation de construction, ça me fait penser à ça :
    http://www.photos-a-la-con.fr/voici-18-fails-de-constructions-simplement-incroyables-de-quoi-ne-plus-faire-confiance-au-chef-de-chantier/

    • Hello Mika ! Oui bien sûr ces technologies dont ils parlent sont des choses en cours d’exploration, je ne pense pas qu’ils aient dit que l’utilisation était déjà très courante…

  6. Au meme titre que l’episode sur l’agriculture, celui la a été tres interessant et c’est ce genre de theme que j’aimerai voir se developper a l’avenir ! Je vois bien une emission avec la poste tiens.

  7. Je sais que c’est déjà dur de trouver des intervenants qui veulent bien passer dans le podcast mais je pense qu’il faudrait aussi les sélectionner sur leur aisance à l’antenne.
    En effet, l’exercice de parler dans un micro n’est pas simple et encore moins lorsque l’on a pas l’expérience. Je ne blâme pas les intervenants, ils n’y peuvent pas grand chose mais c’est au podcaster que revient la responsabilité de sélectionner les intervenants.
    Le média du podcast n’étant qu’auditif, il est difficile d’avoir des personnes qui ne sont vraiment pas à l’aise à l’oral.

    Le Rendez-vous Jeux sur le jeux vidéo indépendant était déjà un peu difficile car l’un des deux invités n’était vraiment pas à l’aise. Mais là, il est vraiment difficile d’écouter le podcast d’une traite, les longs silences tous les deux mots sont très agaçant à la longue.

    Je précise que le but de mon commentaire n’est pas de bâcher les personnes invités. Encore une fois, ce n’est pas un exercice facile et ils font ce qu’ils peuvent.
    Je tiens juste à ce que cela soit noté pour que la sélection des prochains invités ce fasse également sur leur aisance à l’orale.

    • Salut Florian ! Je suis d’accord, j’ai vraiment apprécié l’expertise de Jean-Paul et Javier, mais cet aspect de l’épisode n’était pas idéal… Je ferai mieux la prochaine fois ! 🙂

  8. Bonjour Patrick,
    Tout d’abord, je te remercie pour tes podcasts et tout particulièrement pour celui-ci, je suis un intégrateur de système de GTB et de régulation thermique dans le bâtiment. Après 15 ans d’expérience dans le domaine en tant que technicien, j’ai décidé de créer ma propre activité dans ce domaine depuis le début d’année. Ce podcast m’a ouvert les yeux sur certains aspects d’évolution de mon métier.
    D’autres podcasts sur la SmartBuilding ou sur les aspects plus techniques sur les GTB et GTC, seraient sympas (en tout cas pour moi lol)
    Merci encore.

  9. Bonjour

    Super ces hors séries, j’adore le concept.
    Pour celui-ci, j’ai quelques remarques pour éclairer la partie TP, car les discussions étaient plus orientés bâtiment.
    Alors quelques exemples:
    Dans les carrières, on mesure les volumes de cailloux avec des drones qui en survolant une zone donne un mapping 3D.
    Certains engins de terrassement (pour créer une route par exemple) sont guidés par GPS en mode semi-autonome.
    On commence à placer des fibres optiques le long des voies ferrées qui permettent de surveiller sa déformation et planifier les opérations de maintenance en prédictif.
    La formation des opérateurs a été améliorer avec des serious games notamment pour la sécurité au travail.
    Pleins d’autres exemples mais je ne vais pas faire trop long.
    3 points pour finir.
    Tout d’abord, la démocratisation des smartphones est un vrai levier d’innovation dans les TP avec des apps pro dans pleins de domaines.
    La route solaire de Colas s’appelle Wattway. Au delà des routes, si on équipe les parkings de cette techno, ça fait plusieurs milliers de m2 de panneaux solaires sur des surfaces souvent vides.
    Enfin, la précision de galileo sera de 4-5 m pour le grand public et 1 m pour les applications pro. Ça pourra descendre à 10 cm en couplant avec des signaux terrestres (service payant). Pour faire plus précis, c’est possible mais ça devient compliqué.

  10. Merci Patrick ! Super épisode, c’était passionnant.

  11. François Sagniez dit:

    Bonjour Patrick,

    tout d’abord, merci pour cet épisode et le podcast en général, qui est d’une qualité remarquable et continue. Je viens d’écouter le podcast, donc avec un peu de retard et comme je travaille en tant qu’ingénieur bâtiment à la Ville de Paris, j’ai quelques remarques(fais-en ce que tu veux):

    – concernant le BIM, tu connais déjà ce concept, car tu l’as vu dans des films (mission impossible avec la tour dans le désert, Ocean Eleven…). C’est un modèle 3D du bâtiment. La question que personne n’a posée, pourquoi c’est seulement maintenant qu’on introduit la 3D en modélisation du bâtiment? la réponse c’est que ces modèles ont été nécessaires uniquement pour des gros projets (tours à Dubai ou la Défense) pour des raisons techniques (faire passer les réseaux élec, eaux,sécurité incendie, ascenseurs,assainissement, etc…dans une surface la plus petite possible pour rentabiliser l’espace, simulation aéraulique). Cette modélisation a aussi des utilités en maintenance, comme évoqué dans le podcast, pour préciser quels sont les matériaux, et conserver les plans et documents d’origine (les plans électriques sont la première chose à disparaître dans un bâtiment). Pour rappel, un bâtiment c’est minimum 30 ans de vie, et il s’en passe des choses pendant ce temps, avoir un moyen de conserver les données d’origines dans leur contexte est utile. Un problème du BIM reste aussi la maintenance, car actuellement, elle est effectuée par des types qui n’utilise pas d’outils informatiques (comme le plombier qui vient te dépanner chez toi) et qui régulièrement ne mettent pas à jour les données + réparation à la macgyver, qui est assez courante…
    En résumé, du point de vue de la Maîtrise d’Ouvrage, on sait que le BIM va arriver et que ça va être compliqué. Notamment d’un point de vue de la propriété intellectuelle, le premier jet est fait par un architecte, puis les études d’EXE sont faites par l’entreprise, avec validation de l’architecte, puis il faut intégrer les modifications et les erreurs et imprécisions de l’architecte ou les modifications de programme (avec aller-retour, et conservation des copies, merde est-ce que c’est la dernière version ou pas?)
    autre point « négatif » du BIM, le poids des maquettes et la sécurisation des données, hors tout le monde sait que l’informatique est le domaine de prédilection de nos administrations, un domaine totalement maîtrisé… or quand tu as un BIM, tu sais aussi quelles sont les fragilités du bâtiments (position de la centrale de ventilation par exemple)…donc tu en déduis les problèmes de sécurité à venir…

    -petite précision sur les plans 2D, ceux-ci intègrent déjà la 3D (perf et axonométrie) . Par superposition, l’architecte est censé vérifier que les réseaux électriques, eaux, assainissement, etc… ne se superposent pas, pour cela, il utilise les côtes indiquées sur les plans qui précisent la hauteur des éléments (prise, interrupteur, faux plafond, robinetterie, poignée de porte, percements etc…)

    – informatique dans le bâtiment : les GTB existent depuis longtemps en CVC(chauffage, Ventilation Climatisation) et se développent dans d’autres sujets. C’est même un sujet dans certains films (Die Hard 1, Skycraper, etc…). Après plus c’est compliqué, plus ça nécessite une maintenance ou ça tombe en panne, donc par exemple, la GTB n’est pas adaptée pour une crèche de 66 places ou une école car ceux sont des bâtiments simples sans nécessité de GTB dédiée. Par contre la supervision des installations techniques depuis un centre de contrôle existe pour ces cas là, par exemple, les ascensoristes sont organisés avec des centres de contrôles qui leur permettent d’avoir un grand nombre de données sur l’appareil,ce qui est très utile quand vous appelez et que vous êtes bloqué dans l’ascenseur. La Ville de Paris a par exemple mis en place une supervision récente (mise en place en 2017) pour gérer l’ensemble des centres thermiques de la ville (environ 2400 il me semble) en gestion centralisée.

    j’en oublie encore, si tu veux qu’on en discute, on peut le faire par mail.

    je te remercie de ta lecture, si tu est arrivé jusqu’ici et te souhaite bonne continuation et une excellente journée,
    François Sagniez

    • Merci pour tous ces détails François ! Je ne pense pas qu’on refasse un épisode sur le bâtiment, mais si c’est le cas je me souviendrai de ton nom. 🙂

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