Le RDV Jeux 112 – E3 2019

Au programme :

  • Le point sur toutes les conférences et présentations de l’E3 2019.
  • Focus sur les plateformes (Stadia, Game Pass, xCloud, Scarlet).
  • Les développeurs et éditeurs (Ubisoft, Square Enix, Nintendo, Devolver).
  • Et plus !

Plus d’infos sur l’épisode :

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Commentaires

  1. Bonjour, merci pour le podcast. J’ai juste une légère précision à apporter: le jeu « 12 minutes » est développé par le studio « Nomada LLC » qui n’est PAS le même studio qui a fait « Gris », qui s’appelle lui « Nomada Studio ».

  2. Bonjour Patrick,

    Je tiens à vous remercier pour vos émissions et votre approche positive( « il est simple d’être pessimiste, mais courageux d’être optimiste »)
    J’ai un avis au sujet de stadia et Microsoft sur l’impression qu’ils temporisent leurs projets. Je suis actuellement client shadow qui est un Pc gaming dans le cloud, qui un bon produit mais actuellement le problème de connexion limite à de la fibre pour bien profiter, Adsl le vdsl ou le coaxial sont insuffisants ou installables. Contrairement à Netflix la download ne suffit pas, pour jouer il faut un minimum de upload pour les commande et le micro, une tres bonne latence et pas de perte de paquet (Sfr via numericable ou la 4g). Actuellement l’arcep prévoit un déploiement rapide de la fibre cette année mais c’est pas gagné, et la 5g pas avant deux ans. A mon avis ils ont raison d’attendre, leurs essai ne doivent pas être concluants pour le moment avec d’autres connexions que la fibre. Pour information shadow compte 65000 abonnés majoritairement fibré, et on vois sur le discord de shadow beaucoup de problème de connexion, mais c’est une startup avec des idées optimiste, donc sa compense.
    Encore merci pour les émissions.

  3. Salut Patrick, je découvre tes podcast et les apprécie !
    Mais est-il possible de faire quelque-chose pour la qualité du son des intervenants ? Un meilleur outil de com ? Arrêter le 56k ? Plusieurs enregistrements ?

    Merci encore pour ce contenu de qualité

    • Salut Yves ! Hélas on ne maîtrise parfois pas ces problèmes… Parfois le choix est d’avoir ou non les intervenants, et je préfère bénéficier de leur expertise et avoir cette variété d’opinions. J’espère que ça reste assez rare tout de même, et merci d’écouter l’émission ! 🙂

  4. Bonjour 🙂
    Merci pour ce podcast, toujours si intéressant à écouter !
    Je voulais revenir sur les abonnements… Car au-delà du prix qui, comme tu le dis Patrick, est un vrai gain financier pour les joueurs, je trouve que ca pose de sérieux problèmes à ces mêmes joueurs.

    Premièrement, c’est au niveau de l’investissement personnel dans un jeu. Prenons spotify, aujourd’hui je fais l’amer constat que j’écoute pratiquement que des playlists et plus des albums. Cette offre pléthorique nous pousse à picorer constamment de tout les côtés. Même constat avec netflix, si la série ne nous capte pas directement, on aura tendance à la lâcher pour une autre, car il y en a 20 qui se bousculent à la porte. C’est extrêmement dommageable, car certaines œuvres mettent un certain temps pour faire monter la sauce. Cela va nécessairement modifier la création, car la manière de consommer est dans l’immédiat. Ca, c’est pour Netflix/Spotify, des produit à la durée de vie « très courte » (une saison c’est 5 à 10h, un titre c’est 2 à 3 minutes) comparé au JV (20 à 70h+). Je remarque déjà un non-investissement dans les jeux que je reçois par le PS+. Je ne rentre pas dedans alors que parfois, ce sont des jeux que j’ai failli acheter, donc pour lequel j’avais un vrai intérêt, simplement par le fait qu’ils sont « gratuit ». Tu la dis toi-même dans le podcast concernant Ori. Il sera « gratuit » dans le gamepass. Notre rapport au jeu va se modifier. Si le jeu ne nous capte pas directement, hop, on passe au suivant, sans nous donner la peine d’aller plus loin et voir ce qu’il a à réellement offrir ? On va picorer de la même manière qu’on picore la musique ou les séries. Ca risque de modifier la structure d’un jeu. Je rejoins Oscar quand il dit que les abonnements, c’est une bonne chose pour les jeux services. Au-delà encore de l’aspect financier, leur structure ludique s’y prête assez bien.

    Ensuite, c’est la valeur du travail qui est mise à défaut. Encore une fois, je reprends ce que tu as dit qui est venu naturellement : Ori est « gratuit ». Ca renvoi quoi ? On perd toute notion de valeur autant pour le joueur que pour l’éditeur. C’est dramatique pour les créateurs. On risque de rentrer dans un système où l’éditeur est encore plus tout-puissant et va négocier au rabais la valeur du travail des créateur.

    • Salut Swaatche, et merci pour ton commentaire ! Je ne vais pas répéter ce que j’ai déjà dit dans l’émission et ailleurs, mais je voudrais juste « challenger » l’un de tes principes de bases :

      > Ca, c’est pour Netflix/Spotify, des produit à la durée de vie « très courte » (une saison c’est 5 à 10h, un titre c’est 2 à 3 minutes) comparé au JV (20 à 70h+).

      A mon avis toutes ces estimations sont colorées :
      – Un morceau de musique a toujours duré environ 3 minutes, nous n’avons pas attendu Spotify pour ça. Certes nous écoutons sans doute moins d’albums, mais d’une part les modes de consommation de musique ont toujours évolué (l’album était un facteur du format, cassette ou disque, qui a impliqué cette durée, pas une intention d’artiste à la base, sinon les musiciens auraient fait des « albums » avant l’arrivée de ces technologies).
      – Ensuite, les séries : la durée des séries Netflix est au contraire une libération pour les créateurs, qui peuvent faire des épisodes et des saisons de la durée qu’ils veulent. La durée « standard » des séries « d’avant » (22 épisodes de 42 minutes) est là encore dictée par les impératifs commerciaux des chaines qui les produisent : la saison va d’octobre à mai (plus ou moins) et on a une heure par épisode, moins 18 minutes de pub (aux US en tous cas). Je ne suis pas convaincu qu’on puisse dire que c’est la panacée de la création…
      – Et enfin pour les 70h dans le jeu vidéo… Je crois que tu t’es perdu dans les JRPG des années 90 mon ami ! Ces jeux sont aujourd’hui très rares, non seulement parce que ça coûterait sans doute trop cher à produire (c’était plus facile quand les personnages étaient 16×16 pixels), mais aussi parce qu’il y a beaucoup de gens qui n’ont plus le temps de finir ce type d’aventure… Le standard aujourd’hui c’est plutôt une expérience solo d’une dizaine d’heure. Mais il y a beaucoup plus de choix aussi : des jeux services où on ne joue pas 70 heures, mais des centaines !

      Bref, je pense qu’il faut vraiment faire attention à ne prendre les principes du moment comme des principes universels, sans lesquels le média ne peut pas exister. Je pense que la créativité est toujours modelée et guidée par la forme du média, et elle a évolué depuis sa création dans le jeu vidéo : Mario est né d’un business model où il fallait faire mourir le joueur toutes les trois minutes justement… 🙂

      • Oui, c’est vrai. Les médias ont le droit d’évoluer avec la technologie et donc dans leur structure intrinsèque. Mais je persiste à penser que l’abondance n’est pas une bonne chose car elle produit automatiquement un désintérêt de l’oeuvre. On perd la persévérance, le challenge. Il suffit de voir un enfant qui possède tellement de jouet qu’il ne joue à aucun vraiment.

      • C’est un crainte compréhensible en effet, mais je trouve qu’on lui accord un peu trop d’importance… Je ne peux pas imaginer que, formule d’abonnement ou pas, on ne continue pas à s’émerveiller du dernier jeu indé qui surprend toute la communauté ou du dernier AAA qui nous fait passer des moments extraordinaires… Mais l’avenir nous dira si ces formules sont meilleurs ou moins bonnes, on pourra revoir cet échange dans 5 ou 10 ans et décider de qui avait vu juste ! 🙂

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