Le RDV Tech 312 – L’abonnite ça suffit !

Au programme :

  • Facebook veut des journalistes
  • YouTube supprime les vidéos violentes pour enfants
  • Disney+ vs Salto et les abonnement en série
  • Nouveau logo Android, iPhone Pro en approche, santé et gouvernements, réglementations dans l’UE, listes anti-swatting…
  • Et plus encore !

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Plus d’infos sur l’épisode :

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Commentaires

  1. Je reste très étonné d’entendre autant d’enthousiasme à voir se multiplier les offres d’abonnements. Ce sont une multiplication de petites sommes qui au final pèsent sur la balance. A coup de 10€ en moyenne, la facture annuelle gonfle rapidement. Dans le streaming vidéo, la multiplication de l’offre correspond à une fracture de l’offre et à la multiplication d’exclusivités… Netflix séduisait par sa tentative de licence globale et offrait un catalogue assez large (créations originales, des films et séries Marvel, des séries cultes comme Friends, des séries française qualitative comme 10% etc), aujourd’hui, pour le même contenu il faudra s’abonner à quatre services différents… A côté de ça, l’offre de streaming musical fait office d’élève modèle. L’argument de la résiliation à la demande est faible car l’utilisateur veut toujours avoir le choix de voir ce qu’il a envi quand il a envi. C’est un peu le principe du catalogue à la demande. Croire qu’on va se dire “ah zut, cette série que je voulais regarder car j’en ai entendu beaucoup de bien par un ami, bah moi, ce sera pour le mois prochain”. Non, ce qu’on veut, c’est prendre le train en marche pour pouvoir en discuter lors de la prochaine soirée et pas dans un mois et demi quand tout le monde sera passé à autre chose. L’aspect social reste très présent à travers les séries.On aura tendance à rester abonné à tout même si le temps manque pour assimiler cette offre gargantuesque. D’où un sentiment de perdre de l’argent. Chacun voulant tirer la couverture sur lui, ils vont se retrouver le bec dans l’eau quand l’utilisateur sera retourné au bon vieux réflexe du téléchargement illégal. Car n’oublions pas que tout cela reste du démat, l’utilisateur n’est jamais propriétaire de ses achats, à quoi bon payer un service complet pour lequel on ne regarde que 5 à 10% de l’offre ? J’en reviens à l’abondance qui est un effet très pervers. A la fois pour le service que pour l’utilisateur. Le service voulant justifier son prix et l’abonnement supplémentaire va produire des exclusivités quitter à noyer l’utilisateur. Et l’utilisateur, noyé, commence 10 séries à la fois sans en regarder aucune jusqu’au bout. Bref, moi je suis très sceptique face à cette sur-offre abondante. Un, il va y avoir des morts (Netflix n’est toujours pas rentable alors qu’ils étaient en quasi monopole jusqu’à présent…) et le piratage à de beaux jours devant lui alors qu’un service global avait pratiquement trouvé une parade.

    • Oui bien sûr l’idée est qu’il y ait suffisamment de bon contenu pour qu’on reste abonné même s’il on ne regarde pas vraiment quelques mois par an, mais dans ces conditions peut-on vraiment mettre la faute sur les services ? Ils font un bon travail pour créer du contenu motivant quasiment tout le temps, et laissent aux utilisateurs la possibilité de se désabonner à tout moment… A un moment on ne peut pas leur demander d’être notre papa et notre maman et de nous tenir la main tout le temps non plus, on est des grands et on peut cliquer sur trois boutons pour se désabonner si on ne veut plus du service quand même, faut pas pousser mémé dans les orties comme on dit par chez moi ! 😀

      Quand à la comparaison des prix, il faut comparer ce qui est comparable : on ne parle pas de 10€ aujourd’hui VS 0€ « au bon vieux temps » : ces séries appétissantes dont tu parles on les payait bien à l’époque, et avec des packages cable ou satellite *très* onéreux, bien plus que ce qu’on a aujourd’hui, et dans lesquels non seulement on n’avait pas le choix de ce qu’on prenait, mais où on était en plus bloqués pendant un ou deux ans minimum (et pour sortir desquels il fallait des contorsions administratives impossibles et des avocats spécialisés). Et on ne les « possédait » pas plus qu’aujourd’hui. Ou alors on achetait les DVD, et merci les 30€ à 50€ ou plus PAR SAISON de série, des mois ou année après la disponibilité télé !

      Enfin, pour les abonnements à la musique, là encore il faut comparer ce qui est comparable : un album coûte une partie infinitésimale d’un seul épisode de série à produire… On ne peut pas demander d’avoir accès à tout ça pour le même prix, ça n’est simplement ni réaliste ni raisonnable.

      Donc je comprends qu’on ait toujours tendance à être « pas content » de la manière dont les choses évoluent, parce que c’est notre nature, mais sur la question des abonnements je continue à penser que ce sentiment d’injustice, même si je ne le comprends et admets qu’il existe bien, est simplement irrationnel.
      La situation d’aujourd’hui, même avec plusieurs abonnements, est infiniment meilleure que n’importe quelle situation du passé (hormis peut-être les 3 ans bénis où « tout » était sur Netflix, qui ne sont bénis qu’en apparence parce que je ne pense vraiment pas qu’on veuille d’une industrie ou Netflix a un monopole total et fait la pluie et le beau temps…). Non, ils ont innové, fait bougé les choses et cassé les modèles type « cable / package onéreux », et maintenant que les autres suivent la nouvelle situation est bénéfique pour tout le monde.
      On peut aujourd’hui, pour une trentaine ou une quarantaine d’euros, avoir accès à une quantité de contenus culturels absolument invraisemblables ! Spotify + Netflix + Amazon Prime Video + XBox Game Pass, c’est une sélection incroyable de musique + séries / films + jeux vidéos, inimaginable il y a seulement 10 ans ! Alors oui on n’a peut-être pas ABSOLUMENT tout (et si on veut tout et qu’on ajoute disons une poignée d’autres services, ça coûtera tout de même beaucoup moins cher que si on voulait tout avant !), mais dire que la situation est moins bonne qu’avant, ça n’est simplement pas factuel… :/

      • Merci pour ta réponse 🙂 Personnellement, c’est pas tant la question d’être assisté dans la résiliation de nos abonnements, mais de l’effet pervers de la rétention de l’utilisateur par une offre éphémère (nombre d’oeuvres qui disparaissent sans crier gare) et à la fois constamment renouvelée par de la nouveauté. Cela joue sur notre inconscient, la peur de rater quelque chose (même si on ne la regardera jamais), le confort de pouvoir regarder ce qu’on veut quand on veut. C’est le même principe que la salle de sport : on reste abonné car, peut-être qu’un jour, l’envie nous prendra de s’y rendre vraiment.

        Pour la comparaison avec l’offre de streaming musicale est pourtant bien valable… Au delà du coût de production et du prix de l’abonnement, c’est le principe d’avoir un abonnement qui regroupe une grande partie de la production. Par là, je veux pointer que le morcellement de l’offre est un retour en arrière. Si demain, chaque label sort son service de streaming musical et qu’il faille s’abonner à trois services différents à 7,99€ pour retrouver ce qu’offre spotify ou deezer, je trouverai ca un vilain retour en arrière.

        J’en viens du coup au problème qu’a engendré netflix en voulant produire ses propres séries et films. Il est devenu un producteur de contenu au lieu d’un simple distributeur de contenu. Ce qu’il aurait dû rester. Car du coup, il a créé un conflit d’intérêt entre ses oeuvres et celles qu’il distribuait. Spotify ou Deezer ne produisent pas de musique. Les choses sont beaucoup plus clairs et saines. J’aurai payé volontier plus cher un seul service indépendant des productions distribuées avec peut-être des options de disponibilité plus rapide ou que sais-je, que 4 services différents de streaming à coup de 10€ chacune.

        Car au final, l’avantage ultime de ce genre de service, c’était de regrouper un maximum films et séries de différents distributeurs. Ici, le morcellement, c’est quelque part ce qui existe déjà aux USA au niveau du câble. On doit s’abonner à chacune des chaînes… L’évolution n’est que technique, par le streaming, elle n’est plus idéologique. Comme tu le dis, Netflix a cassé les codes, sauf que là, par le morcellement de l’offre, c’est très conservateur comme évolution, voir complètement rétrograde. Ce “retour à la case départ” fait que Netflix n’aura au final rien fait bouger, idéologiquement parlant. Et c’est dommage de n’y voir qu’un avantage financier de tout cette “évolution” qui se prendra, je le crains, un beau retour du bâton par le piratage.

  2. Puis entre Netflix qui « permet » le partage de compte à 15€/4 écrans simultanés, soit à 3,75€/mois et Disney+ qui, j’apprend, bloquerait le partage de compte, Netflix reste plus intéressant financièrement parlant.

  3. Bonjour!
    Je laisse un petit mot pour donner l’info, au cas ou tes auditeurs sont aussi passés à côté.
    Sur Netflix il est tout à fait possible de filtrer le contenu en fonction des différentes tranches d’age des enfants.
    Pour cela il ne faut pas utiliser la section Netflix Kids.
    Il faut créer un profil supplémentaire et le paramétrer pour l’acce Du contenu. De mémoire il y a une tranche jusqu’à 4 ans puis 6 a 10 puis ado et enfin tout le contenu. Ce sont juste des box a cocher.
    Ce réglage a toujours existé depuis l’arrivée De Netflix en France, et c’est modifiable, pas besoin de récréer un profil quand l’enfant grandi, il suffit d’aller modifier le profil en question.

    Alors effectivement l’enfant pourra toujours choisir la fraude et utiliser le profil de ses parents.

    PS. Sur l’apple TV et les app ios ce n’e Pas possible il faut passer par le site web de Netflix.

    Voilà.
    Bonne journée et merci pour l’episode!

    • Ah merci c’est bon à savoir ! Et j’imagine qu’une fois le profil créé on peut l’utiliser sur tous les appareil, y compris l’AppleTV… Merci de l’astuce, je m’en servirai dans pas si longtemps je suis sûr !! 😀

      • Re bonjour
        J’ai vérifié en rentrant du boulot et Netflix a modifié sa sémantique. Les tranches d’ages ne sont plus clairement nommées comme avant. Maintenant on a le choix entre :
        contenus pour les tous petits > pour tous les enfants > pour les ados > Pour tout le monde.
        Reste à savoir si les tranches d’âges derrière ces désignations sont restées les mêmes.

        Pour le petit filou qui songerait a utiliser le profil de ses parents le controle parental permet d’exiger un code pour lancer la lecture des contenu choisit par les parents (7+ 13+ 16+ cette fois ci, ils ont mis des chiffres)
        et il est aussi possible de cibler spécifiquement des films ou séries même lorsqu’elles rentrent dans les catégories autorisées.

        Voila cela laisse pas mal d’options. Personellement nous avons choisi d’être présents lorsque les enfants sont autorisées a regarder la télé, comme ça pas de surprise.

        Et effectivement tous les profils sont disponibles sur l’apple tv,et l’ipad c’est sur; et j’imagine sur toutes les autres plateformes.

  4. Quand on va au cinéma et qu’on est prêt à dépenser 10€ pour UN film, on se dit pas « alors je veux voir ce film donc c’est cette production et donc ce sera dans ce cinema ».
    Non, on va à son cinéma habituel et ça y sera.
    On n’a pas un cinéma qui fait du Disney, un autre qui fait du Pathé, etc…
    Ça paraît aberrant, et pourtant vous essayez de nous faire comprendre que quand ce sont des abonnements pour du streaming, c’est acceptable ?
    Au lieu de payer 10€ par-ci, 10€ par-là, je préférerais un seul abonnement, à 30€ par mois s’il le faut, mais qui a tout.
    Sinon, la plupart des gens vont rester dans le modèle actuel le plus courant : tu t’abonnes à celui qui offre le plus de choix à ton goût et tu pirates le reste.

    • Je ne suis pas convaincu que la comparaison fonctionne, et je comprends bien ce qu’on « préférerais » (on est tous d’accord, un abonnement universel serait idéal), mais la réalité de la situation fait que ça ne peut pas fonctionner comme ça aujourd’hui ; peut-être que cette expansion résultera dans une nouvelle contraction ou consolidation dans quelles années ? Mais en attendant ce qui me frappe c’est ce que tu mentionnes : le public n’a pas de soucis avec l’idée de payer 10€ (ou plus) pour un film, et les français vont beaucoup au cinéma, mais payer 10€ par service ça leur parait trop… Il y a quelque chose d’étrange et d’un peu irrationnel dans ce sentiment, si on regarde uniquement la valeur de ce que l’on paye (€/temps de plaisir)…

    • L’analogie avec la salle de ciné fonctionne jusqu’à un certain point. Mais c’est vrai qui si on venait à voir des cinés propriétaires des distributeurs/producteurs, il y aurait quelque chose d’assez dérangeant. Si dans ta ville, Il n’y a pas de ciné Pathé ou Paramount, etc, on fait comment ? Tu dois te taper la ville d’à coté ?
      Qu’on casse le monopole de Netflix, je suis évidemment pour. Et je reviens avec le streaming musical, on a pas de monopole et pourtant chacun offre pratiquement la même chose. Tout comme les salles de ciné. Elles diffusent « tous » les films quelque soit le distributeur. Bref, on aurait pu avoir un hulu ou autre qui viennent s’implanter en Europe pour offrir le même package en étant juste un diffuseur de contenu et pas un producteur de contenu. Je me répète, mais pour moi, le problème dans le streaming vidéo, il vient de ce mélange des genres qui n’a pas été bien vu par les producteurs tiers.

      Après, comparer les prix entre une entrée de salle de ciné et un abonnement, je trouve ca très casse-gueule. Aller au ciné, ce n’est pas regarder la télé. On dit bien « aller » au cinéma. Il faut regarder au-delà de la valeur de ce que l’on paye. Se limiter à ça donne des conclusions curieuses car on occulte plein d’autres facteurs importants et c’est bien trop subjectif pour pouvoir en débattre.

  5. « si des institutions gèrent les données personnelles ça peut être positif » … Si tout le monde était aussi sympa et intègre que Patrick oui. Mais dans la vraie vie, ces données seront utilisées à d’autres fins. Ce n’est pas une histoire de démocratie ou pas (enfin si ça existe mais là c’est un autre sujet).
    Aucune technologie n’est utilisée que pour le bien des gens. Tout est forcement détournée.

    • > Aucune technologie n’est utilisée que pour le bien des gens. Tout est forcement détournée.

      Je pense que tu as oublié un « que » non ? Aucune technologie n’est utilisée *que* pour le bien des gens ; il y a quand même des utilisations positives dans le monde, sinon je ne sais pas ce qu’on fait ici ! Et à côté de ça je suis d’accord avec toi : ça serait cool que tout le monde soit aussi sympa et intègre que moi… 😀

      • Il me semble avoir mis le « que ». Je ne suis pas si pessimiste que ça quand même 😀
        Oui il y a heureusement des utilisations positives. La preuve : grâce à internet on peut écouter tes émissions.

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